Comparé deux lessives maison, au savon de Marseille et au lierre, sur un mois de linge

septembre 1, 2026

Comparaison photo réaliste de deux lessives maison au savon de Marseille et au lierre avec linge propre sur un mois

Le tambour a claqué dans mon garage, du côté d’Angers, et j’avais encore sur les doigts l’odeur de la barre Le Sérail. J’ai lancé ma lessive maison au savon de Marseille et au lierre un samedi pluvieux, puis je suis parti avec l’idée que le savon gagnerait sans peine. J’ai appris à regarder le bac, le joint et l’odeur avant de regarder l’étiquette. En 30 jours, j’ai suivi quatre machines par semaine, et j’ai été convaincu dès les premiers lavages que l’eau ne jouerait pas le même rôle des deux côtés.

Comment j’ai organisé ce test dans mon quotidien de parent et professionnel

J’ai calé ce test sur le linge réel de la maison, pas sur un stock gardé exprès pour l’occasion. Avec mes deux enfants de 7 et 10 ans, j’ai vite vu passer des t-shirts, des draps, des torchons et quelques vêtements de sport. J’ai gardé le même rythme pendant le mois, et j’ai noté chaque passage au tambour dans mon carnet.

J’ai utilisé deux machines identiques, posées côte à côte, avec un raccordement sur une eau dure locale et l’autre sur une eau douce filtrée. J’ai préparé deux lessives maison séparées, l’une au savon de Marseille, l’autre au lierre grimpant, puis j’ai versé la même charge de linge dans chaque machine. J’ai pesé les gestes, pas les slogans, et j’ai gardé une dose très légère pour éviter de fausser le test.

J’ai voulu regarder trois choses très concrètes, et je les ai suivies jusqu’au bout. D’abord, la propreté du linge au sortir du cycle, puis les résidus visibles dans le bac à lessive et sur le joint du hublot. Enfin, j’ai surveillé l’état de la machine, parce que je savais qu’un bon résultat sur le textile ne voulait pas dire grand-chose si le tiroir se chargeait d’un film gras.

Je me suis aussi méfié d’un piège simple, et je l’ai vu arriver dès les premières semaines. Quand j’ai trop chargé un bac, le linge paraissait net sur le moment, puis il restait une sensation un peu poisseuse au toucher. À partir de là, j’ai réduit la dose, et j’ai gardé la même fréquence de lavage pour ne pas brouiller les pistes.

Le jour où j’ai vu que le savon de Marseille sous eau dure posait problème

Au bout de 10 jours, j’ai ouvert le tiroir et j’ai vu un voile blanc et gras que je n’attendais pas. Le linge sortait encore propre au toucher, mais je sentais déjà que la machine travaillait avec une couche en trop. J’ai été frappé par cette pellicule sur le bac, parce qu’elle revenait plus vite que je ne l’imaginais.

Le dépôt gras dans le bac à lessive sous eau dure, c’est comme une pellicule collante qui finit par s’incruster dans les recoins du tiroir, impossible à rincer sans démontage. J’ai passé le doigt dans le plastique, et la sensation glissante m’a confirmé que ce n’était pas un simple reste d’eau. J’ai alors compris que le savon de Marseille ne pardonnait pas un dosage trop large dans ces conditions.

J’ai aussi senti une odeur persistante dans le joint du hublot, malgré un cycle à 40°. J’ai ouvert la porte, j’ai tiré le caoutchouc vers moi, puis j’ai frotté avec un chiffon humide, et mon nez n’a pas aimé ce retour de savon rance. Je me suis retrouvé à nettoyer un endroit que je n’avais jamais dû surveiller autant avec ma lessive habituelle.

Ce qui m’a le plus embêté, c’est que le linge avait l’air correct à première vue, puis les cols et les torchons gardaient une zone terne. J’ai comparé avec la machine à eau douce, et là, le même textile gardait un rendu plus net, sans ce voile discret. J’ai eu un vrai doute à ce moment-là, parce que le problème ne se voyait pas tout de suite, il se lisait au séchage.

Trois semaines plus tard, ce que j’ai constaté avec la lessive au lierre

J’ai préparé le lierre avec plus de patience que le savon, et c’est là que j’ai vu la vraie contrainte. La macération dégageait une odeur végétale forte, presque d’herbe bouillie, qui m’a un peu saoulé à la fin de la semaine. Je me suis senti partagé entre la logique du presque gratuit et la corvée de filtration.

Sur les vêtements peu sales, j’ai trouvé le résultat plus léger, surtout sur les t-shirts portés une journée et les draps peu marqués. J’ai vu moins de traces blanches sur les textiles foncés quand j’avais bien filtré la préparation, et le tissu gardait une allure propre sans parfum lourd. En revanche, sur les taches de gras ou la transpiration ancienne, j’ai vite vu les limites.

J’ai essayé un tee-shirt de sport qui avait déjà pris la sueur de la semaine, et l’odeur est revenue au séchage. J’ai aussi retrouvé des petits débris dans le fond du bidon quand j’avais filtré trop vite, puis quelques miettes végétales dans le tiroir. J’ai vu des petits morceaux de lierre coincés dans le filtre du tiroir, et ça m’a rappelé cette fois où j’ai dû démonter la machine pour tout nettoyer, une vraie galère.

Le point qui m’a le plus agacé, c’est la conservation. Quand j’ai laissé la préparation trop longtemps sur l’étagère, l’odeur est devenue plus lourde, presque fermentée, et j’ai eu moins envie de l’utiliser le lendemain. J’ai compris assez vite que le lierre demandait un usage rapide, sinon la bouteille elle-même devenait un problème.

Mon bilan factuel après un mois entre eau dure, eau douce, savon de Marseille et lierre

Au bout d’un mois, j’ai compté 16 machines passées en conditions réelles, dont 8 avec du savon de Marseille et 8 avec du lierre. J’ai eu le linge le plus net avec le savon de Marseille sur l’eau douce, surtout sur les t-shirts, les draps et les torchons peu sales. Avec l’eau dure, j’ai vu plus vite le voile blanc, et j’ai dû surveiller le bac bien plus que prévu.

point comparé savon de Marseille lierre ce que j’ai noté
linge peu sale bon rendu sur t-shirts et draps rendu plus léger le savon garde plus de tenue
linge taché de gras trace si je dose trop tache encore visible après séchage je garde le savon avec prétraitement
bac et joint film gras après 10 jours débris si je filtre mal j’ai nettoyé plus que prévu
entretien machine cycle à chaud après 12 lavages rinçage du bac nécessaire je n’ai pas pu l’ignorer

J’ai aussi noté mes propres corrections, parce qu’un test sans ajustement ne m’intéresse pas. J’ai réduit la dose de savon de Marseille dès que j’ai vu le bac se charger, et j’ai lancé un cycle à chaud régulier pour casser le dépôt. Pour le lierre, j’ai gardé la préparation moins de 5 jours, sinon l’odeur tournait et le résultat me plaisait moins.

J’ai compris un autre point très net, et je n’ai pas cherché à le maquiller. Quand le linge était peu sale, le savon de Marseille faisait le travail sans laisser cette sensation collante, à condition de rester mesuré. Dès que l’eau devenait dure et que je chargeais trop, la machine me renvoyait un avertissement sous forme de voile et de joint humide.

Pour moi, le lierre reste une piste intéressante, mais seulement pour un usage simple et court. Le savon de Marseille reste plus régulier dans ma maison, surtout quand je veux laver les draps et les torchons sans parfum marqué. Je garde ce verdict comme une note de terrain, pas comme une promesse générale.

Au final, je n’ai pas gardé les deux recettes au même niveau d’usage. J’ai réservé le lierre aux lessives légères. J’ai gardé le savon de Marseille pour les charges ordinaires, avec une prudence constante sur l’eau dure. Pour quelqu’un qui accepte de filtrer, de surveiller le tiroir et de lancer un cycle à chaud de temps en temps, le test tient. Dans ma maison du côté d’Angers, avec mes deux enfants et le rythme du linge, Le Sérail et le lierre n’ont pas eu le même rôle. Le savon de Marseille a gardé ma confiance seulement quand je l’ai utilisé avec mesure.

Matthieu Vallée

Matthieu Vallée publie sur le magazine Pays d'Arles en Transition des contenus consacrés à la transition écologique locale, aux initiatives durables et aux repères concrets pour mieux comprendre les évolutions du territoire. Son approche repose sur la clarté, la structuration des informations et une lecture accessible des sujets écologiques.

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