Mon liquide vaisselle maison a laissé une odeur de savon mouillé près de l’évier, juste après la poêle brûlée que j’avais frottée pendant 20 minutes. La bouteille Le Parfait m’a servi de repère, et j’ai été convaincu trop vite, je l’admets. Je suis Matthieu Vallée, Rédacteur indépendant spécialisé en transition écologique pour médias locaux, du côté d’Angers, et j’ai lancé ce test dans ma cuisine familiale.
J’ai voulu voir si je pouvais réduire le plastique sans ramener une odeur chimique dans la cuisine. Avec mes deux enfants de 7 et 10 ans, la vaisselle du soir ne manque jamais. J’ai donc suivi un protocole simple pendant 31 jours, matin et soir. Je suis parti avec deux recettes, puis j’ai noté ce que mes mains, mes verres et mes poêles me disaient.
Comment j’ai organisé le test dans ma cuisine familiale
J’ai tenu le test sur un mois complet, avec deux lavages par jour, par moments un troisième après le goûter. J’ai lavé des assiettes, des verres, des couverts, des poêles et des plats au four. L’eau du robinet est dure chez moi, et j’ai gardé cette contrainte, parce qu’elle change le rinçage.
Pour la première recette, j’ai utilisé du savon noir. Pour la deuxième, j’ai mélangé des copeaux de savon de Marseille avec du bicarbonate, puis j’ai dissous le tout dans de l’eau chaude. J’ai filtré avant de verser dans une bouteille de 500 ml, et j’ai refait des petites fournées, jamais une grosse, pour limiter les dépôts au fond.
Je voulais mesurer trois choses concrètes : le gras léger, la graisse cuite et le confort sur mes mains. J’ai surveillé la tenue du mélange après 24 heures puis après 48 heures, parce qu’une séparation apparaissait vite au fond de la bouteille. J’ai enfin regardé comment l’eau dure modifiait le film laissé sur le verre ou sur l’évier.
Le jour où j’ai compris que ça ne marchait pas sur les poêles brûlées
J’ai commencé avec une poêle du soir, bien grasse, et j’ai testé les deux recettes l’une après l’autre. Visuellement, la surface semblait propre, mais j’ai senti ce film gras sur la poêle alors que visuellement elle semblait nickel, c’est ce qui m’a fait basculer. Le liquide classique, lui, a laissé moins de résistance sous le doigt après le rinçage.
Le savon noir m’a donné un résultat correct sur une assiette ou un verre, mais il a calé dès que la graisse avait cuit. Avec les copeaux de savon, j’ai vu le même genre de limite, surtout quand l’eau était bien dure. Le gras adhère alors encore aux parois, et le premier passage enlève seulement la surface.
Au bout de deux nuits, j’ai vu la bouteille former deux couches distinctes. J’ai dû secouer fort avant chaque usage, et le bouchon s’est chargé de petits dépôts qui forçaient un peu. Là, j’ai compris que ma version en grande quantité n’était pas tenable.
Trois semaines plus tard, la surprise sur la vaisselle du quotidien
Sur les assiettes du midi, les couverts et les verres, j’ai obtenu un rendu net dès le premier passage. Je n’ai pas senti cette odeur de produit trop parfumé qui reste par moments sur les mains, l’éponge ou la bonde. Mon évier restait discret, et la cuisine gardait juste une odeur de savon mouillé.
Après quatre soirées d’usage, mes mains tiraient moins au niveau des cuticules. J’ai comparé avec mon liquide habituel, bien plus agressif au nez, et j’ai trouvé ma peau moins sèche au bout du rinçage final. Je ne parle pas d’un miracle, juste d’un inconfort en moins quand la plonge traîne.
Je me suis aussi fait piéger par la mousse. J’avais tendance à croire qu’un produit qui mousse peu lave mal, puis j’ai vu qu’une eau chaude et une éponge fraîche changeaient tout. Quand j’utilisais une vieille éponge tiède, je devais repasser, et le rinçage durait plus longtemps.
J’ai corrigé ma méthode au fil des jours. J’ai réduit les doses, j’ai abandonné le vinaigre dès que le mélange a viré laiteux, et j’ai préparé petites quantités. J’ai aussi arrêté de remplir la bouteille d’un coup, parce que le produit tournait au repos et demandait trop d’agitation.
Le compromis que j’ai adopté pour ne pas gaspiller ni me frustrer
Au bout du test, j’ai réservé mes recettes maison à la vaisselle peu sale. Pour les casseroles, les plats au four et les fonds de poêle, j’ai gardé mon liquide classique. Le fait de garder le liquide classique pour les plats au four m’a évité de perdre patience et de multiplier les rinçages.
Ma première fournée m’a coûté 12 euros, avec des ingrédients très simples à trouver. J’ai aussi vidé moins de plastique, et je l’ai vu très vite sur l’étagère sous l’évier. Pour moi, ce geste compte, parce qu’il colle à mes sujets de transition écologique locale, sans me demander de changer toute ma routine.
J’ai aussi noté les limites selon les profils. Avec une eau dure, le voile blanc sur les verres revient plus vite, et les mains sensibles supportent mal les mélanges trop chargés en bicarbonate. Si une irritation persiste, je passe la main à un pharmacien ou à un médecin, parce que là je sors de mon champ.
- Je referais une petite fournée pour la vaisselle du quotidien.
- Je garderais un produit classique pour les graisses cuites.
- Je testerais une autre base sans bicarbonate, par curiosité.
- Je ferais tremper les plats au four avant le lavage.
J’ai aussi pensé à un usage ponctuel d’un produit bio du commerce, quand la soirée file trop vite. Et je referais un test avec une eau plus chaude, parce que j’ai vu que la température changeait vraiment le rinçage. Pour moi, la recette maison reste un outil, pas une consigne.
Mon verdict après un mois de vaisselle maison, sans concession
Sur 31 jours, j’ai vu une vraie différence sur les assiettes, les verres et les couverts. J’ai dû refaire un second passage sur 6 poêles et 3 plats au four, dans la plupart des cas à cause du gras cuit ou d’une dose trop généreuse. Le temps perdu n’était pas énorme, mais il s’est vu à chaque fin de repas chargé.
J’ai aussi appris à ne pas surcharger la bouteille. Les petites quantités tiennent mieux, le mélange bouge moins, et je secoue désormais avant chaque usage. Sans vinaigre, sans excès de bicarbonate, mon liquide reste plus stable, même s’il demande un petit geste en plus.
Au final, je garde ce test pour la vaisselle courante et je laisse le reste au liquide classique. La bouteille Le Parfait reste près de mon évier, et je sais maintenant ce qu’elle sait faire, et ce qu’elle ne fera pas. Moi, Matthieu Vallée, j’ai trouvé là un compromis simple, net, et suffisant pour ma cuisine familiale.


